Tu en es sûr.e, ce job que tu occupes aujourd’hui n’est plus fait pour toi !
Mais comment te sortir de cette galère ?
Quitter ton job, ok.
Mais qui va payer le loyer, rembourser le crédit de la voiture, payer l’orthodontiste et les vacances à Pornic ?

Pour t’éviter de passer de l’angoisse d’aller bosser à l’angoisse de devoir retrouver un boulot coûte que coûte pour payer tes factures, je t’ai préparé une liste des 5 façons de quitter ton job actuel en limitant les risques. Pour te permettre de partir l’esprit tranquille et en restant en bons termes avec ton banquier.

Je tiens à préciser que quelle que que soit la méthode, tu auras besoin d’un temps de préparation. Ceci notamment afin de respecter les procédures et délais légaux imposés qui te permettront de toucher les allocations chômage.

Mais ça vaut le coup de prendre le temps pour partir en bonne et due forme vers un horizon professionnel plus heureux et sans grever ton budget, non ?


1/ La méthode éprouvée : Chercher un emploi en parallèle de son poste et démissionner

La démission

Je me doute qu’avec cette première méthode je ne te présente pas l’astuce du siècle. Rien de nouveau sous le soleil, me diras-tu.

Voici cependant quelques conseils d’organisation pour bien vivre cette période et jongler efficacement entre ton job et ta recherche sans t’épuiser.

  1. Définir ton objectif : je te le répète souvent, mais la base est de savoir ce que tu cherches. Quel poste ? Dans quel domaine ? Sur quelle zone géographique ? Avec quelle rémunération ? Quels horaires ?
  2. Une fois ton objectif fixé, réactive ton réseau et développe le en participant à des événements pro, afterworks, etc. On dit souvent que 80% des postes à pourvoir ne font pas l’objet d’une annonce. Ils sont pourvus par le réseau. Alors il temps d’y consacrer du temps et de mettre à jour ton profil linkedIn et ton CV !
  3. Fixe toi des échéances. Cela te motivera pour avancer, à condition de poser des objectifs réalistes. 1 semaine pour mettre à jour ton CV et ton profil LinkedIn. 1 semaine pour cibler les entreprises qui t’intéressent et faire la liste des personnes à contacter. Rencontrer ou échanger par téléphone avec au moins un contact par semaine. Postuler à X offres avant X date…
  4. Attention à ne pas tout mélanger. Reste concentré.e et efficace quand tu es à ton poste, même si tu rêves d’être ailleurs. Etabli des créneaux hors temps de travail pour te concentrer sur ta recherche. Par exemple, consacres-y 30 min chaque jour le matin avant le travail ou sur ta pause déjeuner et 1h le weekend. Pas plus pour ne pas t’épuiser.
  5. Autant que possible, planifie tes entretiens en dehors de tes horaires de travail.
  6. Anticipe ton départ pour soigner ta sortie. Même si tu n’envisages ni rester dans cette société ni d’y revenir, mieux vaut laisser une bonne impression. Pense à ta période de préavis à respecter, propose de participer au recrutement de ton successeur et prévoit une période de tuilage, ou tout du moins assure toi que les process à suivre sont mis au propre à l’écrit.
Rappel :

Pour rappel, une démission à l’initiative du salarié n’ouvre pas droit aux ARE (aides au retour à l’emploi).

Si tu choisis l’option démission sans avoir de promesse d’embauche pour la suite, je t’encourage vivement à faire quelques économies en amont pour assurer la période de transition.

Inscris-toi à Pôle Emploi dès réception de ton solde de tout compte. Tu pourras demander un nouvel examen de ton dossier au bout de 4mois.
Des aides pourront t’être octroyées, sous réserve que tu puisses prouver que tu a cherché activement un emploi sur les 4 mois en question ou que tu as un projet de formation en cours.


2/ La méthode pourparlers : Négocier une rupture conventionnelle

5 façon de quitter son job sans risque : quitter La rupture conventionnelle

La deuxième méthode de quitter ton job sans risque, c’est la rupture conventionnelle (RC).
Elle est souvent perçue comme le graal absolu par les aspirants démissionnaires.

En effet, la rupture conventionnelle te garantie de percevoir le chômage et de toucher une prime de départ.

Pour l’obtenir, il va te falloir respecter les étapes définies par le code du travail. Et surtout, surtout, il va falloir faire preuve de diplomatie et travailler tes arguments. Car sans l’accord de ton employeur, point de salut !

Les éléments sur lesquels s’appuyer pour négocier une RC varient d’une situation à l’autre.

Cependant voici quelques éléments à avoir en tête lors de la demande de RC :

1 : la rupture conventionnelle n’est pas un du, il convient donc de mettre les formes dans sa demande. Pour cela, on reste courtois.e et respectueux.se.

2 : Selon mon expérience et celles qui m’ont été rapportées, la transparence est la meilleure alliée. N’hésite pas à travailler ton argumentaire en amont de la demande. Explique au mieux, sans griefs, tes aspirations actuelles ou ton nouveau projet professionnel.

3 : Proposer de participer au recrutement de ton successeur et à sa formation, ainsi qu’être flexible sur la date de départ peut faire toute la différence.

4 : l’absence de motivation d’un collaborateur est rarement une bonne chose pour l’employeur. S’il n’y a pas de politique « zéro RC » dans l’entreprise, la discussion et la conciliation sont les meilleure alliées

Voici les étapes légales à respecter pour l’homologation d’une rupture conventionnelle :
  • Formuler la demande de rupture conventionnelle
  • Au moins un entretien obligatoire visant à définir les termes de la rupture
  • La signature de la convention de rupture
  • Un délais de rétractation de 15jours calendaires à compter de la signature
  • L’envoi de la convention signée à la Direccte
  • Un délais d’homologation par la Direccte de 15 jours ouvrables à compter de la réception de la convention. En l’absence de retour la convention est considérée comme homologuée et la rupture valide.

Il faut donc tabler sur au moins un mois et demi pour respecter la loi.


3/ La méthode à défricher : Démissionner pour créer une entreprise ou se reconvertir

La création d'entreprise ou reconversion pour quitter son job sans risque

La troisième option que je te présente pour quitter ton job en touchant le chômage est la plus récente.

L’indemnisation par l’assurance chômage des démissionnaires entre en vigueur le 1er novembre 2019.

Ses modalités se précisent mais risquent de rester une peu floues dans leurs applications concrètes jusqu’à début 2020.
Elle s’adresse à ceux qui veulent quitter leur emploi actuel pour créer ou reprendre une entreprise, ou entamer une reconversion.

Là encore, la démission du salarié et ses modalités doivent suivre un processus précis pour aboutir à l’ouverture de droit au chômage. Contrairement à la RC, pas de prime de départ prévue ici.

Pour en bénéficier voici les critères connus à date :
  • avoir travailler de façon continue sur les 5 dernières années.
  • viser un projet de reconversion nécessitant une formation, ou un projet de création d’entreprise.
  • être passer obligatoirement par un opérateur en conseil professionnel régional (gratuit).
  • validation par une « commission transition pro » régionale du caractère sérieux et et réel du projet, sur présentation d’un dossier spécifique.
  • l’ouverture des droits au chômage ne sera effective qu’après inscription auprès Pôle Emploi qui contrôlera dans un délais de 6 mois suivant la date de démission que le projet de reconversion / création d’entreprise a bien démarré.

Pour t’aider à suivre chaque étape et monter un dossier complet et solide, le gouvernement à ouvert un site dédié à consulter ici !


4/ La méthode litigieuse : L’abandon de poste

la façon litigieuse de quitter son job : l'abandon de poste

La quatrième option est loin d’être celle que je conseille. Mais elle revient régulièrement dans les conversations et peut fonctionner, d’où sa présence ici.

L’abandon de poste est cependant à manier avec prudence car elle pourrait se retourner contre toi sous plusieurs aspects.

  1. Pas de rémunération tant que l’employeur ne procède pas au licenciement :
    Lors d’un abandon de poste, tu restes sous contrat tant que ton employeur ne procède pas à ton licenciement et que tu ne poses pas de démission. Ce qui ne te permet pas de signer de nouveau contrat ou de d’inscrire à Pôle Emploi. Et tu n’es pas rémunéré puisque tu ne vient pas travailler. Dans le cas d’un abandon de poste, aucun délais légal n’est fixé, cette situation peut donc en théorie durer indéfiniment, en te privant de liberté, de revenus et d’aides.
  2. L’éventualité d’un licenciement pour faute grave qui te privera d’une partie de tes indemnités :
    Un licenciement dans le cadre d’un abandon de poste peut être motivé en tant que faute réelle et sérieuse, ou comme faute grave. En cas de licenciement pour faute grave, l’employeur n’a pas à te verser d’indemnités de licenciement.
  3. Lorsque l’abandon de poste est suggéré par l’employeur :
    Il s’agit d’un accord tacite illégal, souvent proposé comme alternative aux salarié.e.s de longue date qui demandent une rupture conventionnelle. En effet, en cas de licenciement, les indemnités à verser par l’employeur sont moins onéreuses que lors d’une RC. Garde en tête que lors d’un abandon de poste, même suggéré par l’employeur, tu seras licencier pour faute. Cela peut faire tache dans ton parcours, mais te permettra néanmoins de pouvoir toucher le chômage après inscription à Pôle Emploi.


5/ La méthode des écoliers : Le projet de transition professionnel (PTP) ou CPF de transition.

5eme façons de quitter son job : la formation

Enfin la 5ème option que je te présente dans cet article, c’est l’option formation.

Le CPF de transition permet à une personne salariée de suivre une formation pour se qualifier, évoluer ou se reconvertir. Ceci tout en étant rémunéré.


Voici les conditions pour en bénéficier :
  • la formation demandée n’a pas à être en rapport avec l’activité du salarié
  • il faut justifier d’au moins 2 ans d’activité, dont 1 an dans la même entreprise
  • il convient d’adresser une demande écrite avec accusé de réception à son employeur, 4 mois avant le début de formation si elle dure 6mois et plus, 2 mois avant si elle dure moins de 6mois. Ceci en précisant les dates, intitulé, durée et organisme de formation concernés.
  • Une fois l’accord employeur obtenu (il peut différer le début de la formation de 9mois maximum en le justifiant), il faut déposer une demande de prise en charge auprès du CPIR compétent
  • la rémunération est maintenue sur la durée de la formation selon un pourcentage du salaire moyen de référence du salarié
  • Le temps de formation est assimilé à du temps de travail et les congés et primes restent dus par l’employeur.


Bonus :


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